Pascal Badache

Vice-président du conseil consulaire
Conseiller consulaire
Circonscription du danemark

PORTRAIT DE CAMPAGNE – Patricia Connell candidate pour l’Union des démocrates et indépendants (UDI)

PORTRAIT DE CAMPAGNE – Patricia Connell candidate pour l’Union des démocrates et indépendants (UDI)

Elections législatives. Europe du nord. Treize candidats se sont déclarés dans la troisième circonscription d’Europe du nord et briguent le mandat de député des Français établis hors de France. Qui sont-ils ? Que défendent-ils ? Quelles sont leurs motivations ? Toutes les réponses ici grâce aux portraits des candidats dressés par la rédaction.

Pouvez-vous, en quelques lignes, vous présenter ?
Je suis entrepreneure dans le domaine des médias et de l’événementiel, mariée à un britannique d’origine irlandaise, et mère de trois enfants. Je suis née d’un père d’origine belge (devenu Français en 1938 qui a rejoint le Général de Gaulle et les Troupes Françaises Libres en 1941 alors qu’il était au Levant) et d’une mère d’origine grecque. J’ai donc toujours évolué dans un milieu ouvert sur le monde, et profondément attaché à la France.

Quel est votre ancrage local, résidez-vous ou avez-vous habité dans l’un des 10 pays de la circonscription ?
Oui, cela fait trente-cinq ans que je suis installée au Royaume-Uni. En 1981, je me suis installée avec mon mari à Bristol, où j’ai démarré ma carrière, et nous avons toujours vécu au Royaume-Uni depuis. Cela fait maintenant de nombreuses années que nous habitons Londres. Et nous comptons bien sûr y rester !

Quel mandat avez-vous actuellement… ou avez-vous eu ?
Je suis Déléguée Consulaire du Royaume-Uni depuis 2015, et c’est mon unique mandat électif. J’ai accepté de figurer en tant qu’indépendante sur une liste d’union de la droite, du centre et des indépendants en 2014.

Vous êtes issu(e) de la société civile, dans quel secteur travaillez-vous ? Ou quel(s) métiers avez-vous exercé ?
J’ai démarré ma carrière en marketing dans un grand groupe, puis je suis devenue directrice d’une agence internationale de communication. Je suis depuis dix-huit ans à la tête d’une entreprise d’événementiel qui promeut la culture, les associations caritatives et les entreprises françaises et leurs produits au Royaume-Uni. J’ai également participé à de nombreuses initiatives pour conseiller et soutenir nos entrepreneurs, y compris comme mentor de start-ups.

Quels sont les moteurs de votre candidature et raisons de votre engagement ?
Je crois aux valeurs centristes depuis de nombreuses années et je me suis reconnue dans l’UDI fondée par Jean-Louis Borloo. Déléguée Consulaire UDI depuis 2015, j’ai décidé de m’engager en politique de façon encore plus active au lendemain du référendum sur le Brexit, qui m’a profondément secouée, en tant qu’européenne convaincue. Notre communauté s’est sentie abandonnée par son gouvernement et ses représentants. Je me suis dit qu’il fallait urgemment un nouveau modèle, une façon différente de représenter les Français de l’étranger pour mieux faire entendre notre voix, basée sur un engagement actif sur le terrain. Notre communauté se plaint, à juste titre, d’être laissée pour compte depuis de nombreuses années. Il ne suffit pas de se mobiliser uniquement pendant les campagnes électorales. Etre au service des Français de l’étranger, c’est les écouter et les représenter à chaque instant, et agir sur le long terme.

Vous serez notamment l’élu(e) présent(e) pour accompagner le Brexit et la sortie du pays de l’EU. Sur quels relais, soutiens, réseaux pouvez-vous compter ici ?
Je n’ai pas attendu les élections législatives pour construire ces relais et soutiens. De nombreuses années dans la communication et dans la promotion de la France m’ont permis de construire un réseau extensif de contacts dans les médias britanniques et français. Je suis depuis longtemps sollicitée pour commenter les évènements concernant les Français au Royaume-Uni. Ma campagne de lobbying, suite au référendum sur le Brexit, a d’ailleurs été couverte dans des reportages sur des chaînes britanniques, françaises et canadiennes, ainsi que dans la presse écrite.

J’ai lancé cette campagne de lobbying dès le lendemain du référendum. Je me suis engagée pour défendre nos droits et statuts, en mobilisant élus, avocats spécialistes de l’immigration, ainsi que des membres de la société civile. Avec le soutien du sénateur UDI Olivier Cadic, nous avons organisé des réunions d’information qui ont réuni plus de 4.500 personnes dans une vingtaine de villes du Royaume-Uni et en Irlande. J’ai continué à défendre sans relâche les Français de l’étranger avec tout un programme de rendez-vous avec des députés et lords britanniques (e.g. Nick Clegg, Baroness Janke). Cette initiative était inédite, et nous avons été les seuls à être constamment mobilisés sur le terrain depuis un an. L’élan crée par ces meetings a également contribué à la création du mouvement ‘The3Million’ qui mène une campagne merveilleuse de lobbying pour défendre le droit de résidence pour tous les européens. Un de nos élus UDI, Nicolas Hatton, est d’ailleurs un de ses cofondateur.

Il n’y a pas que le Brexit qui menace nos droits et nos statuts. Mais cette campagne de lobbying est loin d’être terminée, et restera une de mes priorités. Il ne faut pas oublier cependant, que ce travaille de lobbying ne se fait pas uniquement au RU. Il est indispensable de faire remonter l’information à Paris, à Bruxelles et vers les autres capitales.

Elu(e) à l’assemblée nationale, ferez-vous partie de la majorité gouvernementale ou de l’opposition ?
Je retrouve mes valeurs centristes dans le projet présidentiel d’Emmanuel Macron, notamment sur la liberté d’entreprendre et sur l’Europe. Les cinq prochaines années seront cruciales, et nous ne pourrons pas nous permettre de recommencer les affrontements stériles qui empêchent, depuis des années, la France de se réformer. Elue députée, je ferai partie de la majorité présidentielle pour permettre à Emmanuel Macron de mettre en œuvre son programme. Cela ne veut pas dire que je suivrai aveuglément l’étiquette présidentielle, car ce sera mon devoir de m’assurer que les préoccupations des Français de l’étranger sont bien prises en compte. Mais je m’engage, avec conviction, à défendre mes valeurs centristes et à faire réussir le quinquennat d’Emmanuel Macron.

Dans les 10 pays de la circonscription, pouvez-vous citer trois problématiques ou sujets particulièrement importants (hors Brexit) sur lesquels vous serez amené(e) à vous investir ?
Je souhaite me concentrer sur quatre priorités majeures (si vous me permettez un quatrième thème !) : une revalorisation et réaffirmation de la citoyenneté des Français de l’étranger ; un programme favorisant l’apprentissage du Français à l’étranger ; la modernisation de nos services consulaires ; et le soutien à nos entreprises, associations et demandeurs d’emploi (avec plus d’autonomie et flexibilité pour nos structures locales). Je m’engagerai aussi naturellement sur les problématiques nationales qui me tiennent à cœur, et particulièrement la transition énergétique. Je suis d’ailleurs heureuse d’avoir reçu le soutien d’Olivier Bertin, Conseiller Consulaire et candidat pour Europe Ecologie-Les Verts sur notre circonscription en 2012.

Pour conclure, 5 mots clés qui résument votre motivation et votre détermination.
Je vous donnerai les cinq mots qui résument ce que devrait être la France à mes yeux : progressiste, battante, moderne, inclusive et européenne !

A Londres, Dublin et Stockholm, toutes les équipes du site LePetitJournal.com se mobilisent autour des Législatives de la 3e circonscription d’Europe du Nord. Suivez-nous et vivez en direct sur Facebook live les deux débats organisés dans la capitale britannique les 23 mai et 13 juin à 19h au King’s College.

Antoine Engels (www.lepetitjournal.com/londres), le 15 mai 2017

Posté le dans Actualités
Président du conseil consulaire

Conseiller des Français de l’étranger élu en 2014 et en 2021